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Syndicats sous perfusion : l’État compense les cotisations manquantes

Août 8, 2025 | 5 - Articles Routiers, Diaporama Acceuil | 0 commentaires

By franck.D

Moins de monde dans les syndicats, mais plus d’argent public. Une loi de 2014 a discrètement révolutionné le financement des syndicats et conditionne une grande partie de leurs recettes.

Selon les chiffres dévoilés par la Direction générale du Travail, le 8 avril dernier, la CFDT reste à la première place du trio des syndicats du privé. Suivie par la CGT et Force ouvrière après les élections qui se sont déroulées dans toutes les entreprises entre 2021 et 2024.

Les résultats de ces suffrages, marqués par une nouvelle baisse de la participation (36,5 %), sont essentiels pour les organisations syndicales. Celles recueillant plus de 8 % des suffrages peuvent négocier des accords, désigner des conseillers aux prud’hommes. Et surtout encaisser des subventions.

Et ces subventions coûtent cher aux contribuables. En 2023, les principales organisations syndicales et patronales ont reçu 147,2 millions pour financer le « dialogue social », selon le rapport annuel de l’Association de gestion du Fonds paritaire national (AGFPN).

Comme le rappelle Le Canard enchaîné, la loi de 2014 a discrètement révolutionné le financement des syndicats et conditionne une grande partie de leurs recettes.

Voté sous le gouvernement Valls, ce texte a mis en place un Fonds alimenté par de l’argent public et une contribution des employeurs du privé égale à 0,016 % des salaires versés.

Cette manne est répartie entre organisations syndicales et syndicats patronaux selon leur représentativité.

Financement des syndicats : l’Association de gestion du Fonds paritaire national

Avec ce système, les syndicats de salariés qui, en 2015, s’étaient partagés 77 millions ont touché un pactole de 96 millions en 2023 indique Le Canard.

Le paradoxe de l’affaire tient au fait que même lorsqu’une centrale recule électoralement, sa dotation augmente.

Par exemple, La CGT, premier syndicat du privé (26,7 % des voix) en 2015, encaissait 17,57 millions par an il y a 10 ans. En 2023, avec seulement 22,9 % des voix, doublée par la CFDT, elle a touché 20,6 millions, a calculé Le Canard dans son édition du 16 avril 2025 .

Ces fonds sont distribués par les syndicats gérant l’AGFPN : CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT et FO pour les salariés ; Medef, CPME et U2P pour le patronat.

La gestion de l’AGFPN fait débat. Dans un rapport publié en 2024, la Cour des comptes estimait que la création de l’AGFPN constituait « un progrès en regard des systèmes antérieurs ». Mais jugeait que le « contrôle de l’utilisation des fonds » et la pertinence « n’étaient pas véritablement assurés », rappelle Le Canard.

La distribution de cette dotation permet en tout cas aux syndicats de compenser l’érosion de leurs cotisations.

Car le nombre de contribuables profitant du crédit d’impôt lié aux cotisations versées à un syndicat se tasse : entre 2014 et 2023, il est passé de 1 637 000 à 1 269 137 bénéficiaires, soit 370 000 adhérents de moins.

Un chiffre à mettre en perspective avec les 20 millions d’euros supplémentaires empochés par les centrales durant la même période, souligne l’hebdomadaire satirique.

Syndicats sous perfusion : l’État compense les cotisations manquantes

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